Les amphibiens et les reptiles

Du fait de leurs sensibilités écologiques strictes, de leur aire de distribution souvent fragmentée et du statut précaire de nombreuses espèces, les amphibiens et les reptiles recensés sur la plaine des Sorgues présentent une grande sensibilité aux aménagements humains.

Un inventaire réalisé dans le cadre de la démarche Natura 2000 a permis de mettre en évidence la présence de 8 espèces d’amphibiens et de 16 espèces de reptiles sur la Sorgue. Cet inventaire met en lumière, entre autres caractéristiques, que les amphibiens et les reptiles présentent une grande sensibilité aux aménagements humains.  La démarche Natura 2000 et le Contrat de Rivière « Les Sorgues », sont des outils qui contribuent au maintien du bon fonctionnement de l’écosystème lié aux Sorgues et aux espèces qui y vivent.

 

Les amphibiens de la Sorgue

Les amphibiens ont une peau humide, vivent dans les eaux douces ou sur terre mais leurs larves sont toujours aquatiques. Parmi les 8 espèces comptabilisées, 3 ont été reconnues « d’intérêt communautaire », c'est-à-dire comme des espèces à protéger de manière très stricte. 2 autres espèces possèdent une forte « valeur patrimoniale » : le Triton palmé et le Pélodyte ponctué. 

Les reptiles de la Sorgue

Les reptiles ont une peau sèche, vivent dans tous les milieux (marin, lacustre, terrestre, aérien...) et leurs larves peuvent se développer hors de l’eau. Parmi les 16 espèces recensées, 4 ont été reconnues « d’intérêt communautaire », c'est-à-dire comme des espèces à protéger de manière très stricte : la Cistude d’Europe, la Couleuvre d’Esculape, le Lézard des murailles et le Lézard vert. La Cistude d’Europe est une espèce sensible à la qualité des zones humides, qui constituent son habitat. D’ailleurs, cette dernière a très probablement disparu de fait de l’altération et la destruction des zones humides, ainsi que de la concurrence avec la Tortue de Floride (espèce vendue en animalerie et souvent abandonnée par les particuliers près des rivières).

Une espèce possède une valeur patrimoniale avérée : le Lézard ocellé, rare et menacé en Vaucluse et en régression partout en France. Il est localisé au dessus du cirque de Fontaine de Vaucluse, dans les garrigues incendiées et les éboulis, comme trois autres espèces dont deux ayant de fortes affinités méditerranéennes.